Federico Rosei, récipiendaire

Biographie

Federico Rosei possède une expertise mondialement reconnue sur la croissance et la caractérisation des matériaux nanostructurés. Membre du corps professoral au centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) depuis 2002, il met ses connaissances au profit de l’avancement de la connaissance des sciences et de l’ingénierie ainsi que de la formation de personnel hautement qualifié.

« La science, la technologie et l’ingénierie, c’est une affaire de famille », lance le professeur pour expliquer d’où vient sa passion pour ce vaste domaine. Il s’engage donc sur la voie des sciences de base, domaine dans lequel il réalise, en 2001, son doctorat à l’Université de Rome La Sapienza, une des plus anciennes au monde. « Ce doctorat m’a permis de me former comme physicien et de développer une expertise pointue et des compétences de chercheur sur la formation d’alliages dans des nanostructures de semi-conducteur. » Il fait par la suite au Danemark un stage postdoctoral portant sur l’interaction entre les molécules organiques et les surfaces métalliques.  

Le professeur Rosei résume ainsi son domaine d’expertise, les nanomatériaux : « D’abord, les nanostructures sont des “morceaux” de matière de dimensions nanométriques, donc un mètre que l’on divise par un milliard. Les propriétés de la matière que l’on visualise à l’échelle nanométrique se transforment. L’étude des matériaux à très petite échelle permet donc d’explorer de nouveaux phénomènes, et d’utiliser les nanomatériaux comme des briques élémentaires pour la fabrication de nouvelles technologies, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de l’électronique, de l’optoélectronique et du secteur biomédical. »

Depuis la parution de son premier article scientifique en 2000, le professeur Rosei a notamment publié 395 articles de revues avec comité de lecture et écrit des livres et des chapitres de livres, en plus d’avoir prononcé des centaines de conférences sur invitation et participé à des séminaires dans 49 pays. « Les articles sont les produits d’un scientifique. Les résultats et la connaissance n’existent pas tant qu’ils ne sont pas publiés. Et, surtout, les articles scientifiques sont importants dans la formation des jeunes scientifiques et le développement des connaissances à l’international. »

L’INRS propose une formation axée sur la recherche multidisciplinaire exclusivement aux étudiants de deuxième ou troisième cycle. Une composante qu’apprécie le professeur Rosei : « La possibilité de faire de la recherche de haut niveau tout en supervisant de jeunes chercheurs m’attirait beaucoup. » Un autre élément a également poussé l’Italien d’origine à choisir le Québec : « L’offre de l’INRS était une superbe occasion pour moi de passer d’une situation de chercheur postdoctoral à un poste indépendant de chercheur et de mentor pour les jeunes, en plus de contribuer à mon domaine d’expertise aux côtés de brillants chercheurs. »

Federico Rosei tire une grande fierté dans la formation des jeunes chercheurs. Tout au long de sa carrière, il a formé plus de 160 chercheurs à tous les niveaux. « Je suis évidemment fier des travaux que j’ai menés au cours de ma carrière, mais je suis encore plus satisfait d’avoir contribué à la formation des jeunes, autant à l’INRS qu’à l’international », se réjouit-il. Miser sur la formation à l’international est une composante centrale de la vision de l’enseignement du professeur Rosei.

En 2014, le professeur Rosei lance la Chaire de l’UNESCO sur les matériaux et les technologies pour la conversion, l’économie et le stockage de l’énergie. Cette chaire propose différentes recherches sur les défis que posent le développement durable et l’énergie renouvelable. Qui plus est, cette chaire de recherche concrétise le souhait du professeur Rosei de transmettre ses connaissances aux jeunes générations et de contribuer à une transmission du savoir à l’international. « Cette chaire privilégie l’éducation et la science par différentes initiatives pour favoriser la collaboration entre des chercheurs des pays fortunés et le transfert de connaissances avec des chercheurs dans des pays en voie de développement », explique-t-il.

La science est un château de connaissances, et il s’estime choyé de pouvoir participer à sa construction. Il reste que le développement des connaissances passe par la formation de nouvelles générations de chercheurs : « Sans aucun doute, ce qui permet de poursuivre la construction de ce château de connaissances, c’est la formation de chercheurs, surtout à l’international… Pour qu’ils puissent bâtir un étage supplémentaire sur le château que j’ai aidé à construire. »

Information complémentaire

Membres du jury

Denis Rodrigue (président)

Alain Royer

Alain Mailhot

Anne de Vernal

François Belzile

Crédit photo :
Éric Labonté